Pourquoi rirons-nous encore de la bêtise humaine dans cent ans ?
Parce qu’elle ne change pas.
1932 : l’Australie mobilise son armée.
Objectif :sauver les cultures agricoles.
Ennemi : les émeus.
Signalement : de grandes autruchesrapides, indomptables, parfaitement indifférentes à l’être humain et à la discipline militaire.
Résultat : l’armée ylaissera des plumes ets’inclinera.
Oui, oui, contre des oiseaux.
Tout est officiel : décret, stratégie, artillerie.
Tout est sérieux.
Tout, sauf le point de départ : totalement ubuesque. Florent Oulkaïd et Antoine Le Frère prennent cette absurdité à bras‑le‑corps, en la traitant avec un sérieux implacable. Comme des bouffons: plus ils jouent droit, plus la vérité dérape. À travers les errances d’un jeune soldat naïf, un général ivre de grandeur, un ministre retors, une femme de soldat perplexe…
la pièce déroule une mécanique satirique où le pouvoir s’obstine,
s’enferre, se raconte —jusqu’au ridicule.
Un spectacle survolté, corrosif et impertinent, pour prendre un pas de côté et regarder notre époque en face.
Parce que la bêtise d’hier ressemble furieusement à celle d’aujourd’hui.
Genre : Théâtre contemporain
Distribution : Texte et distribution : Antoine Le Frère et Florent Oulkaïd; Mise en scène : Élisa Mabit et Damien Reynal; Scénographie : Benjamin Mornet; Costumes : Julie Coffinières; Création lumière : Cassandre Germany; Création sonore : Alex Lefort
